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Publication du Dr. Thibaud Porphyre, épidémiologiste au sein du pôle EVAAS, d’un article dans le Journal of Applied Ecology sur les modèles spatio-temporels et facteurs de risque de contact entre les sangliers et les élevages porcins à travers l’Europe.

Le Dr. Thibaud Porphyre, épidémiologiste au sein du pôle EVAAS, a publié avec Dr. Kevin Morelle et Dr. Elodie Wielgus, un article dans le volume 63, numéro 2, du Journal of Applied Ecology sur les modèles spatio-temporels et facteurs de risque de contact entre les sangliers et les élevages porcins à travers l’Europe.

 

Les maladies circulant entre la faune sauvage et les animaux domestiques sont de plus en plus difficiles à contrôler en raison de l’empiètement humain dans les habitats de la faune. Dans cette étude, a été quantifié le taux de contact à l’interface porcine sauvage-domestique à travers l’Europe, en utilisant un ensemble de données comprenant les données de suivi GPS de 187 sangliers et la géolocalisation des 457 élevages porcins avoisinant.

Nous avons détecté 3322 événements de contact, dont le taux varie selon les saisons, l’empreinte humaine, la couverture forestière, la densité de la population des sangliers et la proximité des élevages porcins, la taille des fermes ainsi que leur infrastructure, et enfin selon le moment de la journée.

Comprendre les facteurs qui poussent les animaux sauvages à visiter les élevages est crucial pour réduire le risque de transmission entre ces deux populations et limiter les conséquences économiques et sociales des épidémies qui en résultent.

Nos résultats soulignent la nécessité d’intégrer le comportement spatio-temporel des sangliers et le contexte agricole dans les stratégies visant à réduire le contact à l’interface porcin sauvage-domestique. Bien que les barrières physiques et l’alimentation non intentionnelle restent essentielles, des mesures ciblées pendant les périodes à haut risque, telles que la surveillance nocturne en été et en automne, en particulier autour des grandes exploitations dans des paysages boisés ou dans des zones à forte densité de sanglier, pourraient aider à réduire l’occurrence de contact.

Pour lire l’article dans son intégralité : https://besjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1365-2664.70314

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