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Soutenance de thèse de Valentine Rosset, sur les parasites cardio-respiratoires des renards

Valentine Rosset, étudiante vétérinaire à VetAgro Sup, a soutenu avec brio sa thèse d’exercice fin 2025, dont le thème était « Etude de la prévalence d’Angiostrongylus vasorum et des prasites respiratoires chez le renard roux dans plusieurs départements du Massif Central ».

Encadrée par le Dr. vét. Gilles Bourgoin, professeur en parasitologie et membre du pôle EVAAS, et le Dr. Gérald Umhang, chercheur à l’ANSES de Nancy, elle a pu être un des premiers étudiants à profiter de la salle d’autopsie BSL3, gérée par le pôle, pour manipuler ses prélèvements dans des conditions optimales de biosécurité.

Son travail de thèse a consisté à rechercher la présence de parasites cardio-respiratoires dans une collection d’organes de renards mis à disposition par l’ANSES. En effet, le renard roux, une espèce de canidé sauvage présent sur l’ensemble du territoire français métropolitain, est le réservoir principal de plusieurs parasites internes pouvant impacter la santé de carnivores sauvages et domestiques (tels que les loups et les chiens). La présence et la prévalence de ces parasites ont déjà été évaluées chez le renard dans de nombreux pays européens, montrant une tendance à l’augmentation de la prévalence du parasite Angiostrongylus vasorum, mais les données en France sont très limitées. L’objectif de cette étude a donc été d’évaluer par nécropsie (une méthode sensible), la prévalence de ces parasitoses chez les renards de 6 départements du Massif Central.

Les résultats obtenus s’avèrent comparables aux données du reste de l’Europe, avec des prévalences comprises entre 29 % et 92 % pour Angiostrongylus vasorum (avec de fortes disparités selon les territoires), autour de 73% pour Eucoleus aerophilus et 19% pour Crenosoma vulpis. Malgré le fait que ces parasites soient rarement observés chez le chien en France, ce travail illustre la nécessité de les conserver parmi les hypothèses de diagnostics différentiels vétérinaires. Ils peuvent ainsi être suspectés dans certaines manifestations cliniques bronchiques et d’atteinte générale chez le chien (notamment pour A. vasorum dont l’issue de l’infestation peut être fatale) et particulièrement chez ceux vivant à proximité de renards.

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