Activité diagnostique

Depuis l'ouverture de la salle d'autopsie BSL3 et le lancement de l'activité diagnostique du pôle en 2023 :

autopsies d'animaux sauvages
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étudiants vétérinaires ayant assistés à une autopsie
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espèces différentes autopsiées par le pôle
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partenaires réguliers ou occasionnels
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Depuis 2023, la salle d’autopsie de haute niveau de biosécurité (BSL3) de VetAgro Sup, gérée par le pôle EVAAS, joue un rôle clé dans l’expertise, la recherche et la formation autour des maladies des animaux sauvages (1). En croissance continue depuis 3 ans, l’activité de cette salle polyvalente et de l’équipe vétérinaire qui l’encadre (2,3) permet d’apporter des solutions pratiques à de nombreux besoins tels que l’épidémiosurveillance régionale de la faune sauvage, les enquêtes médico-légales sur animaux sauvages ou le suivi sanitaire d’animaux captifs en parcs zoologiques.

Une solution pour diagnostiquer les pathologies de la faune sauvage

Les examens menés par le pôle EVAAS permettent de mieux comprendre les causes de mortalité (maladies virales, blessures, etc.) chez les animaux sauvages, et contribuent à la surveillance sanitaire dans une approche One Health. L’expertise du pôle repose principalement sur la salle BSL3, mais aussi sur une autre salle d’autopsie de VetAgro Sup (permettant notamment l’autopsie de gros animaux), ainsi que via une collaboration étroite avec les laboratoires et services de l’école vétérinaire de Lyon (notamment les laboratoires d’infectiologie, de toxicologie, d’anatomopathologie et les services d’imagerie médicale et de parasitologie).

La majorité des animaux autopsiés pour des fins diagnostiques proviennent du réseau SAGIR (réseau de surveillance des maladies infectieuses chez les vertébrés sauvages terrestres) et SMAC (réseau de surveillance de la mortalité anormale des chiroptères), afin de surveiller les maladies létales et les causes de mortalité de la faune sauvage de la région. Un autre part des animaux vient des parcs zoologiques et des centres de soins régionaux. Enfin, quelques animaux sont régulièrement apportés par des particuliers, des municipalités et des organismes de santé publique, dans divers contextes.

Cette activité de diagnostic et d’expertise des maladies permet régulièrement de montrer la circulation épizootique régionale de maladies dans la faune sauvage, et contribue à explorer les causes de mortalité anormale des populations d’animaux sauvages (4, 5, 6).

Un outil pour développer des projets de recherche

L’équipe du pôle EVAAS a aussi pour but d’accompagner les acteurs locaux de la recherche (7). Des prélèvements (parasites, organes) sont conservés à chaque autopsie pour permettre la création de banques d’échantillons, afin d’étudier les agents pathogènes de la faune sauvage. Plusieurs collaborations scientifiques sont en cours et la salle BSL3 peut être mise à disposition pour des équipes de chercheurs afin de manipuler des corps et/ou des pièces anatomiques dans de bonnes conditions de biosécurité. La salle d’autopsie BSL3 est aussi régulièrement mise à la disposition d’étudiants en thèse, pour leurs travaux académiques.

Une plateforme pour la formation

Le troisième axe d’utilisation de la salle d’autopsie BSL3 est la formation initiale (par exemple des étudiants vétérinaires) ou continue (8). Les formations menées par l’équipe du pôle EVAAS permet notamment de parfaire les connaissances des futurs vétérinaires sortant de VetAgro Sup, afin de mieux les sensibiliser aux réseaux de surveillance sanitaire de la faune sauvage, aux maladies de ces animaux, aux outils à disposition et aux règles de biosécurité à respecter.

Les locaux (salles d’autopsie BSL2 et BSL3, stockage réfrigéré et congelé -20°C et -80°C) sont disponibles à la location et l’équipe diagnostique du pôle EVAAS peut être mobilisée pour accompagner les acteurs de la recherche et de la santé. Si vous souhaitez plus d’informations ou voulez échanger avec notre équipe, n’hésitez pas à nous envoyer un message via la page Contact.

Le financement de la construction de cette salle d’autopsie a été réalisé par VetAgro Sup, l’ESR Equipex+ InfectioTron et la Direction Générale de l’Alimentation.